Découvrez l’incroyable Ingrid Brochard, serial entrepreneuse et créatrice de PANOPLY, la startup qui va bouleverser le marché de la mode!

Ingrid, vous avez vraiment la fibre entreprenariale…

Oui, PANOPLY est ma 5ème entreprise… J’ai un parcours assez atypique et depuis très jeune, j’ai envie de bousculer les choses. Je suis partie à l’âge de 14 ans étudier aux Etats-Unis, j’ai eu mon bac à 16 ans, je pense que de là me vient ce besoin d’entreprendre. Mon moteur c’est l’envie, et je n’ai pas de limite par rapport aux secteurs d’activité: si demain je me prends de passion pour la cuisine et que j’ai une bonne idée, je vais foncer. >> Découvrir Panoply >>

Comment avez-vous construit votre carrière ?

J’ai tout fait en même temps ! J’ai dû arrêter mes études à 19 ans quand ma première boîte a commencé à décoller. C’était une société d’import de produits cosmétiques en provenance d’Asie et de Chine et quand je l’ai crée, il n’y avait pas le web qui simplifie grandement les choses aujourd’hui ! Après quelques années, j’ai eu envie d’entreprendre dans des secteurs qui me tenaient davantage à cœur, comme l’art : j’ai fondé un magazine d’art contemporain, produit des émissions TV, puis j’ai créé le MUMO, le premier musée mobile pour enfants qui est aujourd’hui entré dans les politiques publiques. Avec le projet MUMO j’ai commencé à changer ma vision de l’entrepreneuriat et j’ai rejoint l’économie collaborative.

Vous êtes ce qu’on appelle une entrepreneuse visionnaire…

J’ai eu envie de donner accès à l’art avec le MUMO et à la mode avec PANOPLY. Ce qui m’intéresse c’est de développer de nouveaux modes de consommation. Avec Panoply, je souhaite redonner du plaisir aux femmes et leur permettre de porter des pièces de créateurs en location pour un événement, une soirée qui sera exceptionnelle.

C’est quoi une femme active pour vous ?

Pour moi, c’est une guerrière. Les femmes sont de plus en plus actives parce qu’on est tout le temps connectées. Elles doivent donc absolument rester connectée à elles-même : c’est en nous que nous puisons les idées, les projets et l’énergie pour leur donner vie!

Quelle entrepreneure êtes-vous?

J’ai entrepris sur le marché de l’art pour changer les choses là où j’aurais pu faire de belles affaires. Cela n’a pas été toujours bien vu mais j’assume complètement mon rôle d’agitatrice ! Je ne vois pas les obstacles, je vois au-delà. Je suis d’abord dans l’action, pas trop dans la réflexion. Je suis engagée dans mes projets et j’y vais à fond. Plus jeune, j’étais un peu un OVNI mais on m’a fait confiance, c’est donc que je devais incarner quelque chose de solide. On me dit souvent que je suis « une main de fer dans un gant de velours », ça me plaît bien !

Comment se passe le duo avec votre associée ?

On se complète très bien parce qu’on a des intelligences et des domaines de compétences très différents. Emmanuelle est très carrée, c’est la reine de l’organisation, on forme un très bon duo. La distance – elle vit aux UK – a ses avantages et ses inconvénients mais pour le moment, Emmanuelle vient 2 jours par semaine à Paris. Depuis le début, nous avons prévu d’ouvrir très rapidement à Londres.

Comment démarrent vos projets?

A chaque fois, je repars de zéro. Je me lance seule et je fais toujours des rencontres qui s’avèrent déterminantes pour faire avancer mes projets. Des hommes – comme Vincent Bolloré par exemple ou le président d’Andros qui était un ami de mes parents – mais aussi et surtout des femmes. Aujourd’hui, j’ai d’ailleurs envie de redonner aux femmes parce que j’ai eu la chance dans mon parcours de tomber sur des femmes bienveillantes, à l’écoute, encourageantes. Bien sûr j’écoute aussi beaucoup mes équipes, je suis très « bottom-up ». En revanche, je suis perfectionniste et il ne faut pas me décevoir.

 Où trouvez-vous votre équilibre ?

Je puise ma sécurité dans ma famille, mon père entrepreneur dans l’immobilier, ma mère qui s’est beaucoup occupée de mes frères et moi, et aujourd’hui mon mari et mon fils. Même si je suis partie très tôt de chez moi, mes racines sont là.

Panoply vient de se lancer et vous êtes enceinte à nouveau…

Mon fils avait quinze mois quand j’ai créé Panoply. Sa naissance m’a donné envie de ré-entreprendre quelque chose. Quand on est maman, on a envie que ses enfants soient fiers. Bien évidemment c’est très difficile de tout concilier et ça demande beaucoup d’organisation mais je mets un point d’honneur le matin à passer au moins une heure avec mon fils et à rentrer au maximum à 19h pour rebosser après à partir de 21h. C’est une période qui ne dure pas et il faut en profiter car finalement, ce qu’on laisse derrière nous ce sont les enfants: transmettre et être présent est donc important. Si je ne pouvais pas le faire je ne serais pas heureuse dans les affaires. >> Découvrir Panoply >>

Vous avez aimé cette interview ? Découvrez le portrait de d’Axelle Tessandier, déléguée nationale du mouvement en marche.